De par sa position géographique stratégique au Nord-Ouest de l’Afrique, et faisant, aussi, partie de la rive Sud de la Méditerranée, l’Algérie est considérée comme un important réservoir de la biodiversité mondiale et un haut lieu de la diversité culturelle, renfermant les plus anciens témoignages de la culture humaine.

Cette situation particulière, tant sur le plan géographique que patrimoniale, est à l’origine d’une politique de protection très singulière fondant la gestion durable de la diversité naturelle et de l’héritage patrimonial ; l’Algérie s’impose ainsi comme un partenaire clef dans l’application et la traduction des politiques mondiales en la matière.

D’importantes avancées sont enregistrées et des efforts notables ont été observés sur plusieurs plans, réglementaire, technique et même sur le plan de la mobilisation de la ressource financière afin de répondre aux défis qu’exige la prise en charge d’un patrimoine incommensurable en quantité et en qualité – intérêt.

La création du réseau des parcs culturels sur près de 43% du territoire national obéit aux dispositions de la loi 98-04 relative à la protection du patrimoine culturel, mais n’est qu’un aspect de cet engagement fort de l’Algérie pour une prise en charge efficiente et durable des patrimoines des régions sahariennes. Des territoires d’exception, offrant une combinaison harmonieuse entre nature-culture, dotés d’un mode de gouvernance et de gestion qui leur permettent d’en préserver et de valoriser les richesses écoculturelles qu’ils recèlent. 

La protection de ces territoires particuliers et fragiles inscrit comme priorité nationale et même mondiale se traduit par l’inscription au bénéfice du réseau des parcs d’un projet de coopération internationale portant sur la « conservation de la biodiversité d’intérêt mondial et l’utilisation durable des services écosystémiques » dans le cadre d’un financement du Fonds d’environnement Mondial (FEM) et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Un projet mis en œuvre par le Ministre de la Culture, visant la consolidation du système national des parcs culturels, par la production de méthodologie et d’outils de gestion/conservation scientifique et durable adaptés à l’échelle et à la complexité des territoires des parcs culturels. Il ambitionne, aussi, à mettre en place un système de gestion et de suivi des ressources écoculturelles et de développer de nouvelles formes de gouvernance basées sur une synergie intersectorielle et une implication accrue des populations locales vivant sur ces territoires.

La bonne conduite du projet fait de lui un modèle réussi de l’exécution nationale,    et les résultats particuliers atteints  depuis 2014 sur le territoire du réseau des parcs culturels, méritent d’être diffusés,  dupliqués et inscrits  comme un exemple dans  la  protection de la biodiversité  et la gestion des patrimoines des territoires